S’affirmer par son allure, son style vestimentaire… et sa coiffure ! C’est ainsi que les femmes ont peu à peu gagné leur indépendance au fil des siècles. À l’occasion du 8 mars, Journée Internationale des droits des Femmes, revenons sur l’émancipation féminine vue par le prisme de la coiffure.

Une attache plus que symbolique

Si les femmes étaient relativement libres de lâcher leurs cheveux de l’Antiquité à la renaissance, les mœurs ont fini par changer. De la Belle Epoque au XIXè siècle, il était de bon ton pour une femme de laisser ses cheveux longs… Pour mieux les attacher ! Pas question de voir des longueurs indécentes s’épanouir sur les épaules ou le dos, à l’heure où l’on porte encore des corsets pour enserrer la taille. Il convenait alors de relever ses cheveux sous forme de chignon, avec plus ou moins de volume en crêpant le dessus de la tête ou en recourant à des postiches.

Femme de la Belle Epoque - @contrapasso2 (Instagram)

Les folles années de l’émancipation

À l’issue de la Première Guerre Mondiale, où les femmes ont investi les usines pour pallier l’absence des hommes partis au front, les coups de ciseaux s’intensifient pour un aspect purement pratique. Au point que dans les années 20, le carré court, lissé ou cranté, devient un véritable phénomène de mode. On le retrouve surtout dans le milieu artistique parisien, arboré par Louise Brooks, Joséphine Baker ou encore Mistinguett, qui osent, en même temps, libérer leur taille dans tes robes tube et même enfiler des pantalons. Un vent de liberté souffle sur la gent féminine.

Louise Brooks - @mjduthin (Instagram)

Les années 1960-1970 : un nouveau tournant

Exit l’image de la ménagère épanouie devant sa cuisine toute équipée des années 1950 ! Pleine de revendications, la jeune génération réclame plus de droits au sein de la société : accès à un travail sans demander l’autorisation de son époux, partage de l’autorité parentale, facilité d’accès à la contraception… Dans la rue, les jupes raccourcissent et les cheveux aussi ! Face aux permanentes bouclées et laquées maternelles, la nouvelle tendance est à la coupe boyish qui ne demandent aucun effort, à l’instar de Jean Seberg, Twiggy ou Mia Farrow. Aux US, c’est aussi le début du mouvement Nappy qui libère les chevelures afros des lissages, tressages et autres tissages, à l’image d’Angela Davis. Contraction de « naturel » et « happy », ce mot dit toute la prise de pouvoir des femmes qui laissent leurs cheveux crépus, frisés ou bouclés au naturel, sans s’adonner aux techniques lourdes du défrisage. 

Twiggy et sa coupe boyish - @isabelfutre (Instagram)
Angela Davis et le mouvement Nappy - @tiachuchas (Instagram)

L’empowerment d’aujourd’hui

Longs ou courts, colorés, méchés ou naturels… L’heure est à la liberté absolue en termes de coupe, de coiffure et de couleur. Toutes les transformations sont les bienvenues. Et c’est tant mieux ! Néanmoins, le fait de se couper les cheveux courts reste encore considéré comme un acte hautement symbolique chez les femmes. Rupture, changement de vie, tournant de carrière… Il n’est pas rare de passer chez le coiffeur pour « changer de tête » quand survient un événement important. Couper ses cheveux, c’est dégager son visage, ses oreilles, mais aussi sa nuque, haut symbole de féminité. C’est accepter de ne plus être dans le paraître social mais de dire « voilà qui je suis vraiment. » En somme, c’est se montrer (enfin) telle que l’on est.

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